Rémi Bertrand

Rémi Bertrand, né à Charleroi le 15 janvier 1982, est un écrivain belge de langue française.
Il est l’auteur de romans (La Mandarine blancheCoxyde) et d’ouvrages ludiques sur la langue française (Un bouquin n’est pas un livre et Un mot pour un autre, parus dans la collection « Le goût des mots » aux Éditions Points). Il a également consacré un essai à l’œuvre de Philippe Delerm.
En 2018, il a créé avec son épouse les siestes acoustiques de Maison rouge, qui font la part belle aux artistes de la scène musicale belge dans le cadre d’un concept store atypique (http://www.maison-rouge.be).

Il s’attache par ailleurs à revaloriser l’œuvre, essentiellement théâtrale, de Franz Michaux, avec la famille de l’auteur.

Il est coordinateur éditorial (De Boeck, Van In) et éditeur (Edern).

Une déflagration.

Des cheveux blancs ! C’est de mon âge, vous dites, mais… Vous disiez aussi sale roux, rouquin, rouchat. Plus vous ruiez, plus je rouillais. Je m’y suis identifié. Moi, roux. Et maintenant, blanchir… Qui serai-je lorsque je ne le serai plus ?

Alors je me rue dans la rousseur. Dans les livres roux, les vidéos rousses, les podcasts roux, les peintures rousses, la mythologie rousse, les films roux, les chansons rousses… J’y rencontre l’odeur rousse, la violence rousse, la lubricité rousse… la traîtrise, la laideur, la malignité, la sorcellerie, la cruauté… toutes rousses ! Cinq mille ans de poncifs roux. De souffrance rousse. D’impunité.

Je me rue sur vous. J’écris ce livre. Vous lisez ce livre. Ce n’est plus un livre. Fini, les fantasmes.

Une bombe rousse.

À la gare comme à la guerre !

Août 2014. Un couple de Britanniques débarque à Mons : prenant le gigantesque chantier de la future gare Calatrava pour une reconstitution des tranchées, ils saluent l’effort des autorités locales pour commémorer le centenaire de la “bataille de Mons”. Stéphanie, qui les accueille sur le quai, se rend compte de leur méprise. Pour éviter de les décevoir doublement – non seulement la gare n’est qu’un chantier, mais la Cité du Doudou, encore en pleine rénovation en vue de “Mons 2015, Capitale européenne de la culture”, est également sens dessus dessous –, leur hôte décide de maintenir l’illusion. Profitant de l’aubaine, elle met tout en œuvre pour les empêcher de poser un pied en ville… et les renvoyer illico en Grande-Bretagne !

À la gare comme à la guerre ! est l’une des saynètes de l’édition 2014 de Mons Passé Présent. Elle s’inscrit dans la veine satirique de ce festival de théâtre en rue incontournable, où l’actualité régionale et nationale est parodiée dans la bonne humeur. Qui l’eût cru ? Cette saynète a dix ans… le chantier de la gare aussi !

24 secondes par image

« Le film s’appelait “24 secondes par image” et Carole m’a expliqué que c’était une astuce parce que le principe du cinéma c’est qu’il y a vingt-quatre images par seconde et là le réalisateur avait fait l’inverse c’était un pari, bon, super je lui ai dit, pour faire semblant d’être intéressé et les lumières de la salle se sont éteintes, ce qui me plaisait un peu plus vu que je pensais que je pourrais tenter des choses. »

Un mot pour un autre

Les pièges des paronymes

«Original et originel partagent cette aptitude : ils sont toujours les premiers. Mais là où original provoque les reproductions plus ou moins réussies, originel ne vaut que par lui-même. Original est premier de classe ; originel, premier de cordée. On copie l’un, on suit l’autre.»

Rémi Bertrand nous propose le guide indispensable pour démasquer les « faux jumeaux » de la langue française. Grâce à lui, plus de confusion possible entre dédier et dédicacerrebattre et  rabattre… L’heure d’une langue juste et précise a sonné !

Rémi Bertrand, né en 1982 à Charleroi, est tombé dans le dictionnaire quand il était petit. Il est l’auteur d’Un bouquin n’est pas un livre : les nuances des synonymes disponible en Points.

Un bouquin n’est pas un livre
Les nuances des synonymes

«Femme, épouse : Femme, contrairement à mari, n’exprime pas l’idée du mariage. C’est peut-être pour cette raison que la femme se sent parfois pousser des ailes… L’épouse est fidèle – on dit d’elle : «C’est une bonne épouse» ; c’est toujours la femme qui est volage. Le cocu s’écrie : «Ma femme me trompe!» C’est pourtant… l’épouse qui a juré fidélité. La femmedéfait ce que l’épouse a fait. La femme prend un amant ; l’épouse, un avocat.»

Abus ou excès ? Besoin ou envie ? Mail ou courriel ? Cliché ou stéréotype ? Avec humour et perspicacité, Rémi Bertrand passe au crible les subtilités et les nuances des synonymes.

Coxyde

Le roman : une escapade à rebours.
Clément n’a qu’un rêve : fabriquer des livres.
Marie vient bousculer cette certitude ; à Clément de retrouver les traces, comme autant de preuves de sa vocation. Les amants se laissent dériver. Paris, Versailles… Enfin, la Mer du Nord qui réveille en eux des images, des sensations… Comment ont-ils pu ignorer ce passé commun ? S’étaient-ils déjà frôlés, en vacances, en enfance ?
Les personnages : Marie, Clément, Coxyde.
Il y a Clément (qui se destine à l’édition). Il y a Marie (qui veut savoir pourquoi). Entre les amoureux, Coxyde, que chacun connaît différemment. Le village côtier et ses cuistax, ses gaufres, ses villas aux tuiles orangées, le bateau amphibie, l’Horloge, La Vigie, Siska, le Musée Delvaux… Mais aussi, un étrange petit livre cartonné. Comme une réponse à leur amour. 

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